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Jeudi 6 juillet 2017 au Cerib – Retrouvez les résumés des conférences

Sécurité au levage des poutres en béton

par Philippe Busi (EGF-BTP) et Jennifer Faleyeux (Cerib)
Un groupe de travail associant OPPBTP/EGF-BTP/UMGO/FIB a été constitué pour clarifier les conditions de levage par boucles des poutres en béton et dégager une approche commune et partagée, sur la base des textes de référence en vigueur (fascicule 65 du CCTG, CEN TR 15728, fiches OPPBTP…) mais aussi des pratiques courantes d’évaluation appliquées pour d’autres produits.
La campagne expérimentale effectuée sur 105 cas de boucles de levage de diamètre Ø12 et Ø16 mm a permis de montrer que l’effort de rupture ne dépend pas :
• de l’angle d’élingage au sommet jusqu’à 90°, sans toutefois remettre en cause la limitation usuelle à 60° ;
• du nombre de cycles de chargement jusqu’à 10 cycles, que les angles soient alternés ou non ;
• de la forme du crochet de levage ;
• de la hauteur dépassante des boucles jusqu’à 40 cm avec ou sans blocage potentiel par des cadres dépassants.
Les essais ont mis en évidence un coefficient de sécurité global de 3 vis-à-vis de la rupture par rapport à un effort F (kN) = 0,157.ز (mm) pour une boucle, sollicitée dans son plan, de diamètre Ø (mm) en acier B235C dont la résistance à la traction (rupture) Rm est de 350 MPa dans la plage d/2 ≤ B ≤ d définie par le TR 15728(2015), B étant la largeur du crochet et d le diamètre de cintrage de la boucle de levage.
Ceci conduit à pouvoir définir : CMU(kN) = 0,157.ز (mm) pour ces hypothèses et à permettre l’application pratique du fascicule 65 sur la base de la largeur de crochet, caractéristique définie par les normes de crochets NF EN 1677-1 à NF EN 1677-5.
Pour des largeurs plus faibles de crochets de levage dans la plage 0,15.d ≤ B < d/2, la CMU devrait être minorée par un coefficient multiplicateur égal à 0,85.
Cette étude a porté sur le comportement propre des boucles de levage et ne couvre pas leurs conditions d’ancrage dans le béton ni la résistance de celui-ci lors de la première manutention qui doivent être maîtrisées.

La sécurité incendie : des sous-marins aux tours de La Défense

par Christiane Rottier (Cerib) – Grégory Bonomeau (Cerib)
Pour répondre aux exigences actuelles et aux besoins de demain, l’approche de la sécurité incendie doit être polyvalente et s’adapter à chaque projet. Outre ces exigences, l’optimisation des coûts et des temps de réalisation est au coeur des projets de construction ou de réhabilitation actuels.
Au travers de différents exemples concrets, le Centre d’Essais au Feu du Cerib présentera les multiples aspects de la sécurité incendie. En démarrant avec le cloisonnement des sous-marins, ce voyage en altitude s’achèvera sur l’étude du comportement au feu d’une tour du quartier de La Défense. Différents sujets seront abordés pour tenter de présenter le monde encore méconnu de la résistance au feu : l’optimisation de la protection thermique rapportée sur les structures métalliques, le phénomène d’écaillage dans les tunnels, l’intérêt du feu réel dans les études d’ingénierie, etc.

Le recyclage du béton dans le béton : de la théorie à la pratique

par Jonathan Page (CMEG) et Lucie Schmitt (Cerib)
L’économie circulaire occupe une place de plus en plus importante dans la société et dans les marchés de construction. C’est dans ce contexte que des projets ont été lancés afin de permettre et de faciliter la réutilisation du béton lors de la fin de vie des constructions. Le projet national RECYBETON et le projet ANR ECOREB visent à lever les verrous techniques concernant la réutilisation de bétons issus de la déconstruction sous forme de nouveaux granulats.
Ces projets se sont intéressés en particulier à la formulation des bétons à base de granulats recyclés, leurs propriétés mécaniques et leur durabilité. Le Cerib, pilote du groupe de travail sur les thématiques durabilité et feu, a mené des études sur les propriétés de transfert des nouveaux bétons, ainsi que sur leur résistance au feu. Les études liées à la corrosion des armatures ont porté sur différentes familles de béton (C25/30, C35/45, C45/55) et différents taux de substitution (jusqu’à 100 % de gravillons naturels remplacés). Elles montrent que la durabilité des bétons avec granulats recyclés est excellente dès lors que les formulations sont optimisées. Les résultats expérimentaux obtenus seront présentés dans l’ouvrage de synthèse du projet national RECYBETON dont la parution est prévue fin 2017/début 2018. Enfin, ces données ont permis d’identifier des pistes concrètes pour faire évoluer les taux de substitution actuellement définis dans la norme NF EN 206/CN tout en conservant bien entendu le même niveau d’exigence sur les ouvrages.

Béton connecté

par Rolland Mélet (360SmartConnect)
Les innovations de l’industrie du béton apportent déjà intelligence et nouvelles fonctionnalités dans les systèmes, permettant de relever les défis d’une société connectée aux technologies du futur, au travers du BIM, mais aussi des réseaux communicants et des produits à puces.
Le BTP doit apporter une réponse à la problématique universelle de l’accès et de l’interaction avec la data pour diffuser des services et informations tout au long de la vie des ouvrages.
Pour ce faire, la société SmartConnect, en faisant intégrer des puces RFID dans le béton, offre aux acteurs de la construction la possibilité de donner une valeur ajoutée au matériau et d’y embarquer de l’intelligence.
Durant la construction, le chef de chantier peut, via une plateforme en ligne, accéder à toutes les données du bâtiment, aux plans, aux éléments BIM… et d’en assurer la traçabilité.
Le but est d’apporter un ensemble de services aux acteurs de la construction entre le site de production et l’ouvrage, et de tout au long de sa durée de vie. La démarche consiste à décrire et à hiérarchiser toutes les fonctions que le produit connecté devra apporter à son environnement et de proposer le système le plus adapté pour y répondre. Cette approche permet de définir les performances attendues de la technologie connectée.

 

E+C – Une dynamique avec les ouvrages en béton

par Jean-Aymeric Costa (ATILH) et Nicolas Decousser (Cerib)
L’expérimentation « Énergie positive – Réduction carbone » E+ C-, et le label associé portant sur les bâtiments neufs, a été lancée officiellement en fin d’année 2016 par les Pouvoirs Publics.
Cette expérimentation vise un niveau élevé de performance environnementale et préfigure la réglementation thermique et environnementale à venir. Elle associe un référentiel d’évaluation des bâtiments sur leur performance énergétique en usage ainsi que sur leur impact en émission de Gaz à Effet de Serre sur tout le cycle de vie de l’ouvrage.
Investie depuis de nombreuses années sur le thème de la construction durable, de l’évaluation environnementale des produits et des ouvrages, l’industrie des produits en béton au sein de la filière béton se mobilise pour accompagner cette expérimentation, permettre la juste prise en compte de ses modes constructifs dans un cadre techniquement rigoureux. Les études conduites sous l’impulsion du secteur confirment la performance de systèmes constructifs en béton, la proximité des diverses solutions et permettent d’identifier les principaux facteurs influençant l’impact des ouvrages. Des points de vigilance peuvent être identifiés qui concernent la méthode d’évaluation des bâtiments, les données d’entrée ou encore la configuration même du bâtiment.
Le Cerib poursuit dans ce cadre ses études en concertation avec la profession pour mettre à disposition une information transparente sur l’impact environnemental de ses solutions par la publication de FDES dans les formats actualisés et le développement d’un configurateur pour des FDES adaptées aux produits mis en oeuvre.

Abilys® SB 2.0 pour les Smart Systèmes en Béton

par Laurent Monnier (Marlux) – Kaïs Mehiri (Cerib)
Les presses vibrantes sont des outils de production précieux qui demandent une attention particulière. Tout dérèglement de la machine impacte systématiquement la productivité
d’une usine.
La maintenance, le suivi et le diagnostic de cet outil ont toujours été des tâches complexes et chronophages. De par leur flexibilité de production (différents moules adaptables :
blocs, bordures, pavés, produits de chainage…) leur cadence de production élevée, ces machines nécessitent une attention et un suivi au plus proche pour anticiper, déceler et
réparer un dysfonctionnement.
Pour être au plus proche de la machine, et au coeur de la production, il faudrait regarder la machine depuis une planche de production… Abilys® est née de ce besoin.
Le Cerib a développé une planche instrumentée capable de mesurer et d’enregistrer toutes les phases du cycle de production d’une presse.
Le suivi ou le diagnostic deviennent des actions préventives ou curatives très simples. Il suffit d’insérer la planche intelligente Abilys® dans le cycle de production pour disposer
d’un état des lieux complet de la machine.
Abilys® permet d’analyser en temps réel et à chaque étape du cycle de production les phases de :
• Remplissage et prévibration (analyse des serrages ou bridages moules, mesure de la répartition du béton dans le moule, qualité de la pré-vibration…)
• Compactage et vibration finale (qualité du compactage de l’ensemble des produits sur la planche, mesure des fréquences et des forces réelles de vibration…)
• Démoulage (analyser les poids des produits…)
L’analyse des données enregistrées permet de :
• Disposer d’un point de repère d’un fonctionnement de la machine et permet à l’avenir de diagnostiquer rapidement l’origine d’un défaut dès qu’il apparait
• Repérer un moule défectueux dès la première production
• Effectuer un contrôle qualité et un suivi de machine complet
• Diagnostiquer un défaut de production, comprendre son origine et le corriger
• Améliorer les réglages et optimiser les cycles de production
Et bien plus…

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